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HISTOIRE EN PAYS NONTRONNAIS
Groupe de Recherches HIstoriques du Nontronnais 

Extrait

Compte rendu de la séance du jeudi 1 février 2024

Présentée par Gabriel Duverneuil
François-Antoine Dejean de Jovelle (1750-1814)
Seigneur de Jovelle, Fongrenon et St Project
Un noble de province et sa bibliothèque au siècle des Lumières
Gabriel Duverneuil précise que son propos sera focalisé sur le personnage d’Antoine Dejean de Jovelle. L’histoire des familles et des deux châteaux de Jovelle et de Fongrenon à laquelle il vient de consacrer un ouvrage ne sera que peu évoquée.
C’est la découverte au archives départementales de deux inventaires des biens constituant la seigneurie de Jovelle, l’un de 1757 et l’autre de 1777, qui ont provoqué son intérêt car offrant la possibilité de faire des comparaisons de niveau de vie et de confort. Intérêt redoublé par la présence, dans l’inventaire de 1777, d’une bibliothèque particulièrement fournie. François Antoine est le fils ainé de Pierre Dejean (1726-1762) seigneur de la Jaubertie (Sorges) et de Marie de la Croix (1722-1782) fille de Jean de la Croix seigneur de Jovelle et coseigneur de Thénac en Angoumois. Leurs parents appartiennent à deux familles qui furent protestantes au XVIe siècle et dont plusieurs de leurs membres prendront le chemin de l’exil au moment de la révocation de l’édit de Nantes. Deux de ses frères feront, comme lui, une carrière militaire, un autre entrera dans les ordres.
Son père le fait entrer dans l’armée très jeune, en 1761, il a alors 11 ans, et il fera ses études probablement dans un collège militaire. Il devient lieutenant dans le régiment d’infanterie du Beaujolais et fera sa carrière d’abord dans différentes garnisons du nord de la France, puis dans les gardes du corps du roi avec le grade de capitaine. Il quitte l’armée en 1779, à 29 ans, n’ayant jamais été engagé dans une guerre.
En 1775 il part une année en Angleterre pour y rencontrer les descendants de sa famille protestante qui y avaient émigré. Il y apprendra qu’un de ses oncles est devenu général dans les armées anglaises et gouverneur du château de Dublin ; Il obtiendra du ministère de la guerre britannique un honorable certificat pour services rendus par celui-ci à la couronne britannique. En 1768, sa tante, Marie-Andrée de la Croix, veuve sans enfant, va acquérir le château de Fongrenon et faire de son neveu son héritier.
Deux ans plus tard, en 1777 il se marie avec Marie-Anne Arnault de Viville (1748-1809), une des clauses du contrat de mariage stipulait que l’époux devait procéder à l’inventaire de ses biens dans les mois suivant le mariage, ce qui fut fait. C’est ainsi que nous disposons des éléments permettant de comparer la valeur et la nature des biens : en 1757, 4150 £, en 1777, 16000 £. Le confort dans le château est nettement amélioré les tentures, la literie. Des éléments de prestige apparaissent, argenterie, vaisselle, verres, miroirs etc..
La bibliothèque est estimée à 1683 £, soit le dixième du montant total. Elle renferme 356 livres en 1777 alors que seul un seul livre de messe est noté en 1757...... (Suite réservée aux adhérents)